Critique de la « Fleur de l’ombre » par Tissem du blog Somewhere in my Books

 

Un grand merci à l’auteure, Isabelle Morot-Sir de m’avoir proposé de lire un de ses romans ! Ce fût un réel plaisir de découvrir votre plume !

Tamara n’est encore qu’une adolescente ordinaire, pleine d’ambition, élève brillante, rêvant de devenir architecte; lorsque que sa vie va basculer dans le but de répondre aux lois monstrueuses de l’endroit où elle vit, appelé La Nation. La jeune fille alors âgée de 16 ans va devenir une Mère de la Patrie. Son rôle étant d’enfanter avec différents donneurs anonymes – sans qu’elle ait son mot à dire – afin de peupler, d’améliorer l’espèce humaine de son pays. Ces bébés qui naîtront de ces rapports non consentis par les deux sexes seront élevés loin de leurs géniteurs, sans les connaître.

La Nation utilise les femmes comme des objets de satisfaction dans une sorte d’usine de fécondation qui se nomme le Manoir. Tamara semble à jamais prise au piège, devant obéir au rôle et  aux exigences qu’on lui a assignés…

Comme vous l’aurez sans doute compris, ce roman est une dystopie. En lisant les premières pages, cela m’a tout de suite fait pensé au livre : La Servante Écarlate/The Handamaid’s Taleécrit par Margaret Atwood dans lequel, le rôle des femmes encore fertile n’est autre que celui d’esclaves sexuelles. Le fait qu’il y ait cette référence au roman, m’a vraiment plu. Toutefois, la suite est totalement différente…

En poursuivant la lecture, on se rend compte, qu’il y’a tout de même quelque chose de plus tendre qui est apporté avec la romance entre Tamara et le Sergent Liam Mawr. Je ne pensais pas que cela allait se passer aussi rapidement mais c’était un coup de foudre, et on ne peut donc pas contrôler les sentiments. J’ai beaucoup aimé cette relation que j’ai trouvé très spontanée, naturelle sans mièvreries qui peuvent quelques fois me lasser concernant d’autres romances que j’ai pu lire. Au vu de la situation qu’ils n’ont pas choisi – c’est à direMère de la Patrie et Donneur – leur détermination à s’en sortir était vraiment remarquable. Coûte que coûte essayer de ne pas se laisser aller à la a tristesse, ne pas se décourager, essayer de veiller l’un sur l’autre, rire encore et toujours, rester positive en pensant qu’un futur meilleur les attends.

Liam est décrit comme un homme ayant une carrure imposante et déjà mature; plus âgé par rapport à Tamara. Mais j’ai réellement appréciée que cette dernière soit un personnage féminin aussi fort psychologiquement. L’adolescente semblait déjà être dotée d’un caractère bien trempé et même si au fil de l’histoire son existence, l’état dans lequel elle était, devenait de plus en plus difficile, elle n’en restait pas moins vaillante.

La première partie du livre était très mystérieuse, laissant l’intrigue se mettre en place assez rapidement. Les indications, les données que nous donne l’auteure sur le fonctionnement, la surveillance de la Nation envers le peuple féminin sont vraiment horribles. On peine à imaginer ce mode de vie, qui nous refroidit.

Quant à la deuxième partie, on rentre plus dans l’action, les péripéties s’enchaînent et nous mènent au cœur des révélations.

En outre, le style d’écriture était très agréable ! Il y a un vocabulaire recherché et en même temps simple, fluide et accessible. J’ai beaucoup aimé la manière dont l’auteure décrivait les paysages que Tamara et Liam rencontraient lors de leur périple dans la nature. J’arrivais facilement à avoir en tête les jolies images des différentes vues que la nature pouvait leurs offrir.

Finalement, c’est une lecture qui personnellement m’a fait penser, réfléchir à ce que représente le mot liberté, le définition des droits et la signification des lois qui peuvent être bafouées. L’amour, l’amitié – que l’on soit du même sang ou pas – sont importants et implacables dans certains cas. La réunion de ces deux sentiments peuvent faire définitivement déplacer des montagnes…

Citation du livre :

« Elle se jeta dans ses bras, l’embrassa. Tout était si simple. Il la serra contre lui, étonné comme toujours par la vague de bonheur qui le submergeait lorsqu’il la tenait ainsi contre lui. Jamais il n’avait éprouvé rien de tel. »

Si vous n’avez pas encore découvert l’univers littéraire d’Isabelle Morot-Sir, je vous conseille vivement de vous rendre sur son site afin de découvrir l’ensemble de sa bibliographie ! Et sans oublier ses très jolis poèmes !

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