Chronique de « unis pour la vie : Approuvé par le gouvernement » par Jacinthe du blog Le soupir du roman

Mon Avis :

  • En remerciant l’auteure et Simplement.pro pour ce service presse *

Totalement envoûtée par le résumé pour le moins original promettant voyages et découvertes mais aussi un amour véritable en bout de chemin, Unis pour la vie s’était déjà frayé un chemin vers mon cœur. Mais a-t-il réussi à s’y loger au terme de ma lecture ? Telle est la question…

    Il existe au Bergseeland ce qu’on appelle le Programme. Destiné à l’ensemble des Bergseelandais désireux d’en faire partie, il a pour objectif de réunir des hommes et des femmes aux intérêts et goûts communs, des personnes dites compatibles. En somme toute, l’intelligence artificielle permet de trouver à chaque individu son âme sœur. Une perspective bien alléchante, n’est-ce pas ? Pourtant, ce n’est pas du tout l’avis d’Amaryllis. Peu convaincue par le Programme et n’aspirant à rien d’autre qu’à une vie conforme à ses souhaits et non dictée par qui que ce soit – et sûrement pas par un ordinateur -, la jeune étudiante décide de prendre la poudre d’escampette. Malheureusement, ses responsabilités familiales la contraindront à retourner à la case départ et ni une, ni deux, la voici engoncée dans une robe immaculée prête à épouser un total inconnu. Qui est donc son mystérieux futur mari ? À quoi ressemblera désormais sa vie ? Pourra-t-elle réellement trouver ce véritable amour promis ?

    L‘une des choses que j’ai apprécié dans cet ouvrage, c’est le Bergseeland lui-même. Cette contrée construite de toutes pièces par l’auteure m’a surprise par sa singularité tout comme elle m’a amusée par son système. Imaginez-vous un pays non seulement riche en paysages majestueux et en panoramas enchanteurs mais également totalement voué au service de ses habitants. Difficile à concevoir, n’est-ce pas ? Et pourtant, nous tombons rapidement sous le charme du Bergseeland et de ses particularités. D’ailleurs, j’ai pris grand plaisir à le découvrir plus intimement grâce à la petite fiche aux allures de brochure de voyage fournie en fin d’ouvrage par l’auteure. Une initiative qui m’a véritablement conquise et qui a rassasiée ma soif d’exploration. Mais plus loin que cela, l’auteure nous invite à nous interroger sur notre libre arbitre et sur la part non négligeable que prend l’intelligence artificielle dans notre existence. Le Programme du gouvernement jalonne le récit, s’immisçant dans l’existence de nos protagonistes et influençant leur destin. Un parallèle pourrait-il être établi avec notre monde actuel ? Ou peut-être… un monde futur ?

    Passons maintenant à l’histoire. Écrite d’une main légère et égayante, elle m’a rapidement emportée au Bergseeland aux côtés d’Amaryllis, de son mari Siegfried Frost ainsi que de l’adorable chien de compagnie, Henry. Malgré certaines prises de vitesse qui m’ont fait paraître le récit un tantinet trop précipité par endroits, ce roman a un attrait incontestable. Il possède ce fameux « je-ne-sais-quoi » qui vous attire et vous empêche d’en détourner le regard. Personnellement, je l’ai lu d’une traite, incapable comme je l’étais d’abandonner nos deux tourtereaux ne serait-ce qu’un seul instant. L’auteure a su créer une petite bulle bergseelandaise, un petit cocon protecteur à mille lieux de notre quotidien où nous pouvons nous réfugier un instant afin d’oublier nos soucis et autres tracas. Cependant, l’histoire de nos protagonistes est loin d’être un havre de paix, bien au contraire ! Entre éclats de rébellion, foudres de colère et larmes de détresses, le temps est à l’orage et seule leur attirance réciproque leur permettra de maintenir un cap, certes vacillant, mais tangible. Nous ne pouvons que nous laisser emporter par leurs péripéties !

    Parlons justement des protagonistes. Opposant l’eau et le feu, le calme et la tempête, Amaryllis et Siegfried semblent pourvus de personnalités bien trop divergentes pour être compatibles. Toutefois, ne dit-on pas que les contraires s’attirent ?

    Commençons par Amaryllis, une jeune femme au tempérament bien affirmé. Refusant de se laisser marcher sur les pieds, elle refuse catégoriquement qu’on lui dicte sa conduite. Déterminée à entretenir et cueillir son bonheur dans cet appartement aseptisé qui est dorénavant sa nouvelle demeure, Amaryllis n’hésitera pas à laisser s’exprimer son cœur tout comme son esprit. Mais sous cette façade inébranlable, la jeune femme cache un désarroi que nul ne peut concevoir. Enfermée dans une nouvelle existence s’apparentant davantage à une cellule de prison qu’à un havre d’amour, elle devra livrer une bataille de tous les jours. Entre l’indisponibilité de Siegfried, l’hostilité sous-jacente de son nouvel entourage et son inactivité, Amaryllis tente de retrouver à équilibre précaire afin de se retrouver et de ne pas sombrer dans un gouffre de désespoir. C’est une protagoniste intense, émotive et très expressive, que l’on ne peut ignorer. Impossible de rester insensible devant sa détresse. Par ailleurs, son côté plus rieur et enjoué qui transparaît par instants nous met un baume au cœur et renforce notre sympathie à son égard. Amaryllis est une jeune femme des plus attachantes et que l’on ne peut qu’apprécier.

    Siegfried, pour sa part, nous est dépeint comme un homme plutôt posé, calme et assidu. Fidèle à ses engagements, il lui arrive fréquemment de délaisser – inconsciemment – sa femme et la distance qu’il creusera malgré lui se répercutera sur leur couple. Mais les efforts qu’il fournira afin de préserver le fil ténu de leur entente porteront leurs fruits et une complicité nouvelle verra le jour. Si nous pouvons lui reprocher quelque peu sa soumission à une vie constamment tracée par autrui, Siegfried fait tout de même preuve d’une patience et d’une douceur infinie envers sa jeune femme qui attestent de sa nature bienveillante et dévouée. Il est également sensible à l’humeur d’Amaryllis et n’hésite pas à laisser fleurir un sourire au coin de ses lèvres lors de l’une de ses prestations orageuses ! En somme toute, il est tout aussi facile de se lier d’affection pour Siegfried que pour Amaryllis. Je l’avoue volontiers, son charme a opéré sur moi assez rapidement et je ne suis pas prête d’oublier ce personnage des plus charismatiques qui a réussi à me tirer quelques sourires attendris. Avant de conclure, peut-être une petite mention spéciale pour Henry, notre petit compagnon à quatre pattes toujours prêt à réconforter sa maîtresse en cas de besoin !

    Ainsi donc, c’est au gré d’une plume rafraîchissante et magnétique que vous déambulerez sur les sentiers sinueux du Bergseeland à la recherche d’une âme en quête d’amour. Et si le gouvernement détenait la réponse à vos prières ? Seriez-vous prêt à laisser votre cœur aux mains d’une intelligence artificielle ?

 

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