Chronique de « Unis pour la vie : approuvé par le gouvernement » par le blog Partage de lecture

L’histoire :

Laissez-vous surprendre par un voyage au Bergseeland, enclave saxonne en terre slave. Entre Mer Noire et montagnes, découvrez les charmes authentiques de bières artisanales et de cités médiévales. Cependant, cette carte postale ne cache-t-elle pas une autre réalité ? Quel est donc ce Programme, mis en place voilà des décennies par le gouvernement ? Est-il vraiment capable de trouver votre âme sœur ? Jeune étudiante de 21 ans, Amaryllis en doute. Convaincue ou pas, aura-t-elle le choix d’échapper à cette union avec un inconnu ?

 

 

La structure du récit :

Le récit se déroule sur un an puis l’épilogue se déroule un après.

 

 

Le sujet du livre :

Quand une jeune femme de vingt-et-un ans veut fuir sa famille et son pays pour échapper au programme de l’IA mais est rattrapé in extremis par son frère, sa joie fond comme neige au soleil. Ses parents la raisonnent au moyen de la « marteau thérapie » (rabâche sans cesse que c’est pour son bien avec des arguments « chocs »). Elle va se ranger à l’avis de tous et ce qui s’en suit est bien trouvé).

 

 

Les thèmes :

  • Programme IA qui régit la vie d’un pays,
  • Mariages arrangés,
  • Intrigue,
  • Bouledogue anglais trop adorable.

 

 

Les personnages principaux :

Amaryllis : étudiante de vingt-et-un ans. Une personnalité qui semble à l’image de son physique : vive et terriblement attractive. Une beauté méditerranéenne.

Siegfried : un mètre quatre-vingt de charme. Blond et des yeux d’un bleu presque translucide. Il est l’égérie d’une célèbre marque de sous-vêtements masculins. Une plastique de rêve et toute une horde de fans le poursuit. Presque trentenaire et sportif pas loin d’une retraite sportive.

Lutsi : coach sportif de Siegfried. Un peu (beaucoup) brut de décoffrage. Aussi carré qu’un ours, brun de poils et de peau dont les yeux sont d’un noir profond.

Henri : poil court, d’une chaude couleur caramel alors qu’une tache blanche noie son cou et sa face babineuse, à croire qu’il s’est renversé un bol de lait dessus. Un superbe bouledogue anglais, au regard vif et au caractère très british. C’est surtout un ange d’amour à quatre pattes dont je suis tombée littéralement amoureuse dès le premier regard. Me concernant, c’est le beau gosse de l’histoire. Oui, je sais, nous ne sommes pas de la même espèce vivante mais les gros coups de cœur / foudre et autres existent malgré tout. Et je suis loin d’être objective face à ses pots de colle de tendresse car je me suis fait adopter par « un spécimen » (et vice-versa).

Carolina : petite par la taille (un mètre cinquante), elle fait et défait la mode au Bergseeland. Elle vient d’Italie, possède un tempérament tout méditerranéen, des yeux noirs, des cheveux courts pour un teint olivâtre et un accent ensoleillé. Elle détonne, à la fois adulée et détestée. Elle a lancé sa marque de vêtements, une agence de mannequins mais aussi sa propre émission de télévision dans laquelle elle relooke des personnes mal dans leur peau et leurs vêtements.

Tahina : C’est une belle réunionnaise, ayant passé un deal avec Siegfried (jouer la comédie de l’amour un temps pour les apparences). Dans le milieu de la mode bergseelandaise, il est mal vu pour un mannequin d’aimer une personne de même sexe. C’est un mannequin de sous-vêtements.

La gouvernante : une caricature de grand-mère bergseelandaise avec un chignon blanc bien tiré, un tablier couvert de farine et son autorité est effrayant (limite psychopathe).

 

Le décor :

Il se situe dans le pays natal d’Amaryllis, le Bergseeland et sa capitale, Heinrichburg. C’est une ville côtière construite jadis par les saxons. Une architecture médiévale, maisons en granite, des ruelles pavées et tortueuses et des façades à encorbellement.

 

 

La tonalité et l’atmosphère :

Une tonalité et une atmosphère qui pourrait paraître comme tendue ou perçue comme tel mais c’est tout l’inverse. Certes, ce n’est pas évident de se faire « dicter » sa vie par une Intelligence Artificielle (notamment trouver un mari / une épouse). Les jeunes mariés peuvent même trouver un ouvrage s’intitulant « Guide de la rencontre pour un bonheur durable ». Quel programme !!! Ce système paraît d’un ancien temps, malgré qu’il y ait une part de technologie. L’atmosphère est intrigante et mystérieuse, pour le plus grand bonheur du lecteur.

 

 

Le style :

Un style qui a littéralement fait fondre d’amour mon cœur. Pourquoi ?! Parce ce qu’un personnage secondaire (que j’aurais bien voulu voir en personnage principal mais bon, il faut bien se contenter de ce que l’on a) est typiquement le beau gosse de l’histoire qui ne laisse personne indifférents (ou presque). Pour celles et ceux qui se pose des questions, je parle d’Henry, l’adorable bouledogue anglais. Quand j’ai vu apparaître sa bouille d’amour et plissée, j’ai fait devenir sourd ma famille, tellement j’ai crié de joie. Cela peut paraître « bizarre » pour certains mais je suis complètement dingue des bouledogues anglais (ma princesse à quatre pattes peut vous le confirmer et en profite, la chipie). Enfin bref !!!

L’histoire abordée est intrigante dans le sens où un pays est plus ou moins assistée par une Intelligence Artificielle et par laquelle les habitants se plient malgré eux (mariage arrangée, l’accès à certaines écoles, etc. et selon un programme scientifique. Les personnages peuvent se diviser par rapport à ce programme : soit ils le suivent sans problème soit cela leur pose problème (coucou Amaryllis). Henry est devenu mon ombre, tellement je l’ai sur-kiffé.

Pour revenir au style de l’auteure, la plume est à l’aise, quel que soit le ou les sujet(s) abordés. Et j’adore quand elle introduit des animaux dans ses livres (ici, j’étais au nirvana avec ce beau gosse bully. Bon, je vais arrêter d’en parler, des fois que j’en saoule quelque uns :-)).

 

Avis personnel :

Un roman qui interroge le lecteur dès les premières lignes (pourquoi Amaryllis veut elle fuir son pays, par exemple). Mais, très vite, il se retrouve dans cette intrigue hypnotisante et additive. Les personnages sont attachants ou invivables, l’histoire, débordante d’énergie et Henry, trop adorable (désolée, il fallait que ça sorte encore).

Je recommande fortement.

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