Chronique de « La fleur de l’ombre  » par le blog Partage de lecture

La structure du récit :

Le récit se déroule sur plusieurs semaines. Parfois, nous voyons le temps passer ; parfois, il fait des sauts de puces en avant.

 

 

Le sujet du livre :

Quand nous entrons dans ce monde uchronique, nous ne pouvons pas imaginer à quel point ce monde est sélectif à un point inimaginable. Seule une poignée de femmes peuvent tomber enceinte d’hommes qui se suivent et ne se ressemblent pas (les uns comme les autres sont choisis en fonction de ses gènes). Si ce qui va arriver à l’héroïne de ce roman qui sera choisie pour être une Mère de la Patrie alors qu’elle se destinait à autre chose. Elle donnera du fil à retordre à ses surveillants mais sa naïveté lui jouera des tours (ou pas). Deux pays, deux visions des choses concernant la vie en général.

 

 

Les thèmes :

  • Uchronie,
  • Avenir tout tracé,
  • Incompréhension,
  • Résilience,
  • Combats,
  • Fuite,
  • Amours compromis.

 

 

Les personnages principaux :

Tamara : seize ans, cheveux châtains aux reflets dorés et des yeux verts pailletés d’or, régulièrement coiffés dans une tresse réglementaire. Elle a des rêves d’aventurière, d’érudite de construction révolutionnaires pour sa vie future mais elle va vite devenir l’ombre d’elle-même suite à une annonce. Elle pense que son sort est identique au bétail amené à l’abattoir. D’adolescente enjouée, elle va se morfondre jusqu’à un point de (presque) non-retour. Elle va se « réveiller » et se rebeller contre ce régime totalitaire. Elle sera perçue comme optimiste avec cette naïveté enfantine.

Liam : à vingt-six ans, c’est un colosse aux épaules démesurées, des tatouages qui recouvrent la moitié gauche de son visage et allant de son cou jusqu’à son crâne rasé, une cicatrice blanchâtre barre son œil et sa pommette. Ses yeux sont d’un gris acier et glacé. Quand il rencontre pour la premier fois Tamara, il est interloqué par son jeune âge et ses envies.  Il n’avait pas envie d’être celui qu’il est actuellement et avait d’autres rêves pour sa vie.

 

 

Le décor :

Il se situe dans le manoir des Mères de la Patrie et dans les montagnes, puis dans le Mooraland : en prison et chez les parents de Liam.

 

 

La tonalité et l’atmosphère :

Une atmosphère lourde et pesante dans une époque où l’évolution passe par l’eugénisme.  Aucune ouverture sur l’individualisme mais plutôt axée sur la communauté. La famille, telle que nous pouvons la connaître n’existe pas dans le pays de Tamara. Nous pouvons supposer qu’aucune différence n’est acceptée puisqu’elles ne font pas parties de la « norme » imposée par cette société. Heureusement que ce choix ne nous est pas imposé car considérer certaines femmes comme de vulgaires reproductrices n’est pas très valorisant. Enfin bref, je me perds.

 

 

Le style :

Le style se met à disposition d’une dystopie et grand bien lui fasse. En effet, il y a matière à raconter et la plume de l’auteur sait mener sa barque avec brio.

L’écriture est fluide au profit d’une histoire peu commune.

Les personnages principaux sont aux antipodes l’un de l’autre mais nous pouvons nous apercevoir qu’ils sont complémentaires. Au premier abord, ce n’était pas évident et, au fur et à mesure, c’est l’évidence même.

L’histoire est posée d’une manière dont on ne peut se défaire pour la suivre jusqu’à la fin.

Certains discours font froid dans le dos, pour expliquer :

  • La suppression de l’individualité au profit de la communauté,
  • Un programme national de fécondité dans l’optimisation de la recherche génétique,
  • La suppression du modèle passéiste de la cellule familiale pour celui des plus aptes à créer un peuple fort, avec des individus débarrassés des maladies ou tares génétiques,
  • Des propagandes diverses et variées.

L’ensemble est « d’une frayeur » car dans un monde où la vie de chacun est dirigée par la plus haute sphère de l’Etat.

 

Avis personnel :

Un roman utopique sombre car la société dépeinte empêche ses citoyens d’atteindre le bonheur et ne permet pas de vivre leurs vies comme ils le souhaitent. Ils n’ont donc aucunes libertés fondamentales. J’espère que le monde ne changera pas pour devenir comme celui décrit dans le roman.

J’ai aimé suivre les personnages principaux et leur quête de bonheur.

 

Je recommande fortement.

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