Interview sur le  blog d’Alexandre Rabor

Je discute avec Isabelle Morot-Sir, on parle de son nouveau roman, de l’écriture, de la nature, des chevaux et de Gregor

 

En janvier, je me suis inscrit sur les réseaux sociaux et au fur à mesure du temps qui passait, j’ai vu tes tweets où tu parlais de tes romans et des chevaux. Pour commencer cet entretien, j’ai envie de te parler du nombre important de tes romans. Combien en as-tu écrit exactement ?
J’en ai écrit beaucoup, à tout t’avouer j’ai perdu le compte ! Plus d’une grosse vingtaine sont édités et bien plus encore traînent dans des cartons… et y resteront !
Tu vis avec beaucoup d’animaux. Il y a le chien Gregor, le chat Rabiot, il y a je crois un furet, il y a des chevaux. Combien sont-ils au juste ?
J’ai beaucoup d’animaux, un quasi-zoo, faut le dire ! Beaucoup sont issus de sauvetages, de refuges ou de récupérations diverses. J’ai donc 11 chevaux et poneys, 3 chiens, 6 chats, 3 furets et Oliver mon cochon d’amour ❤️.
Pour ceux qui lisent ces lignes et qui ne te connaissent pas, peux-tu te présenter en quelques mots ?
C’est toujours un exercice difficile, parce que quelques mots pour une romancière c’est mission impossible. Je vais faire au mieux… Alors disons que je suis une sorte de tornade portée par un flot de créativité, des rêves toujours un peu dingues qui m’ont amené à rencontrer mon mari en Côte d’Ivoire et à habiter à présent à Prague.
J’écris depuis que je sais tenir un stylo, j’écris des romans et de la poésie, j’ai en plus de l’écriture une vie très mouvementée, entre de nombreux voyages qui m’ont conduit à habiter dans beaucoup de pays différents. Je voue d’autre part une passion sans commune mesure aux animaux et spécialement aux chevaux. J’en ai d’ailleurs fait mon métier puisque je fus dans un lointain passé monitrice d’équitation. Sinon je suis maman de deux grands gars de 21 et 24 ans, et d’une foule de poilus de toutes sortes.
Ton dernier roman mis à part, quels sont tes deux romans qui t’ont le plus marqué ? Peux-tu, en quelques mots, nous donner envie de les lire ?
Tous mes romans ont bien évidemment une genèse particulière, mais « Une histoire de coquelicot » m’est assez spéciale puisque c’est le 1er à avoir été édité en AE (auto-édition). Avec lui je me suis permis de laisser aller ma plume à une histoire poétique, à mettre en scène des personnages peu orthodoxes comme un furet ou une tatoueuse gothique !
« Milestone» le dernier tome de ma saga El Matador, est un roman qui m’a assez marquée, parce que je savais qu’il allait clore une aventure de plus d’une dizaine d’années, que j’allais définitivement quitter ces personnages qui m’accompagnaient comme des amis… Et puis je voulais aussi traiter d’un sujet qu’on passe parfois sous silence : on ne doit jamais oublier ses rêves, quel que soit son âge !
Maintenant, venons en à ton dernier roman, c’est une dystopie. Pour ceux qui ne savent pas ce qu’est une dystopie, une dystopie est un peu une utopie qui vire au cauchemar. Peux-tu nous parler de ton dernier roman « Unis pour la vie : approuvé par le gouvernement » ?
Alors c’est en effet une dystopie, mais une dystopie-guimauve (genre littéraire, hum émergeant) puisque nous ne sommes pas plongés dans un univers où tout se règle au bout du fusil, bien au contraire ! Tout semble idyllique…  Mais justement n’est-ce pas là, le moyen le plus efficace afin de faire tout accepter à une population ?
Le lecteur va donc rencontrer Amaryllis qui est une jeune étudiante de 21 ans, que sa famille veut convaincre de participer au Programme : c’est-à-dire laisser un programme informatique géré par l’état, lui trouver son âme sœur.  Les personnes entrant dans ce système se voient récompensées par de nombreux avantages, dont l’accès aux meilleures universités… Est-ce un rêve ? Un cauchemar ? Quel choix doit-elle faire ?
Parmi tous tes romans, y en a-t-il un que tu préfères ou bien ils ont tous la même valeur à tes yeux ?
Je n’ai pas de préférence à vrai dire. Une fois écrits, ils partent vivre leur vie, donc j’en suis assez détachée, distanciée.
Moi, je ne sais pas trop pourquoi j’écris. Pourquoi écris-tu ?

Par obligation ! Si je n’écris pas les histoires qui tournent et hurlent dans ma tête vont m’étouffer ! Et puis si je n’écris pas, je deviens très vite chiante (dixit ma mère).
Tu tiens un blog d’auteur http://isabelle-morot-sir.com et un autre lié à ta vie d’expatriée http://pegous.com où tu parles beaucoup des chevaux. Est-ce que c’est la Camargue qui t’a donné ce gout pour les chevaux et la nature ? Qu’est-ce que tu aimes le plus dans cette vie d’écriture et de contact avec la nature ?

C’est vrai qu’en Camargue on vit assez entre chevaux et toros, mais j’ai eu cette passion indépendamment de ça. Les chevaux font partie de mon ADN, c’est comme ça.
Je crois que ce que je préfère c’est le calme et la liberté totale, apportée par ce choix de vie.
Quand tu écris un roman, est-ce que tu pars un peu à l’aventure, ou bien dès le départ, connais-tu déjà l’intrigue et la fin de l’histoire ?
Disons que à 80% je suis une hyper structurée : donc plan, recherches, fiches perso, etc. Tout y passe. La plupart de mes romans sont écrits suivant ce principe, en particulier mes romans de fantasy, là le hasard peut difficilement avoir sa place.
Pour les 20% restants et bien, je dois admettre que certains romans ont été écrit en mode aventures et baguenaude, c’est le cas du « Journal personnel et intime d’une nouvelle zingara » c’est le cas du roman que j’écris à présent… Pour une hystérique du contrôle, c’est assez bizarre de se laisser porter (rire nerveux).
Tu as écrit plusieurs romans. Avec l’expérience, est-ce que tu t’y prends autrement pour les écrire ? Est-ce que tu écris plus vite ?

Je n’écris pas forcément plus vite, mais avec plus de détermination ! J’écris chaque jour un peu ce qui finalement fait beaucoup, et surtout je réfléchis plus à ce que je fais. J’ai ensuite peu à reprendre, hormis les corrections usuelles. Donc je gagne du temps sur cette partie !
L’expérience m’aide en fait, à ne pas me laisser dépasser par certaines émotions, à avancer lentement mais surement.
Parmi tous les romans que tu as écrits, est-ce qu’il y en a un que tu préfères ? Ou bien, les places-tu tous à égalité ?

Ils ne sont pas tous égaux, certains portent des histoires qui me touchent de plus près, même si aucun de mes romans n’est autobiographique. Donc oui, j’ai certaines préférences … mais je n’en dirai pas plus !
Quels sont les conseils que tu pourrais donner à quelqu’un qui vient de s’auto-éditer ?
Je lui dirai de bosser, d’écrire, de lire et d’écrire encore. Je lui dirai qu’il a choisi une voie incroyable en émotions et en rencontres, une voie qui va lui demander beaucoup de travail et de courage, mais qui lui apportera énormément en retour !
En dehors de l’écriture, aimes-tu d’autres formes artistiques ?
Je suis nulle en beaucoup de formes d’art, shame on me, mais comme tout le monde, j’aime écouter de la musique, bon hum du metal… Voilà, voilà…
As-tu d’autres projets d’écriture. Si oui, peux-tu nous en dire plus ?
Comme toujours j’ai 12 000 projets sur le feu !
Déjà terminer le roman qui m’a sauté dessus, terminer l’écriture du T3 des carnets de Lou-Anne ma saga de fantasy, participer au Nanowrimo comme chaque année, avec un projet de romance qui mettra en scène Alexine, une héroïne que mes lecteurs ont rencontrée au travers de ma nouvelle « Le passager », ensuite débuter la relecture/correction de l’un de mes romans de SF en vu de le republier en AE.
Ça ce sont les projets pour la fin de l’année…
Dans les interviews d’auteurs, il y a très souvent des questions façon questionnaire de Proust. Donc, je vais te demander si tu étais un cheval, quel cheval serais-tu ? Un Appaloosa ? Un cheval de Mérens ? Un cheval Camargue ?
Je crois que je serais plutôt une p’tite ponette Shetland, hirsute et à fort mauvais caractère, le genre qui mord certains cavaliers et s’enfuie de sa prairie afin d’aller explorer le vaste monde !
Et maintenant, presque pour finir, imaginons que tu te réincarnes en une héroïne de roman. Tu serais une héroïne dans quel genre de roman ? Une romance ? Un roman fantastique ? Un thriller ?

Je pense que si je devais me réincarner dans un roman ce serait un roman de fantasy ! Un où l’on dresse des dragons, on boit de la bière en braillant, on passe sa vie à cheval et on se bat avec ferveur pour une juste cause… Ou juste pour avoir plus de bière !
Enfin pour finir, je te demande de te poser une question et d’y apporter la réponse.

Hum, alors question 18 : j’adore la SF, en tant que lectrice, c’est même mon genre littéraire favori, j’ai déjà écrit 2 romans dans ce genre, vais-je en écrire d’autres ?
Eh bien, ce n’est pas du tout au programme, je le dis avec un peu de regret, mais non, pas de SF pour les années à venir. Je veux me concentrer sur ma saga de fantasy, écrire le T2 de la duologie (oui c’est une duologie !) de « Une histoire de coquelicot » qui sera axé sur Sacha, l’autre sœur. Progresser dans mes rééditions afin de retrouver tous mes titres et les proposer en AE (auto-édition), et puis présenter de nouvelles histoires romantiques à mes lecteurs ! Donc pour l’instant, pas de SF… Hélas, mais ne perdons pas espoir !
Merci à toi pour cette interview, pour les contacts et échanges sympas qu’on a sur Twitter : en AE (auto-édition) on n’est jamais seul !

Merci, Isabelle, d’avoir pris le temps de répondre à mes questions. Si vous cliquez sur les couvertures, vous irez sur les pages Amazon de ces romans.Le dernier roman d’Isabelle :

J’ai demandé à Isabelle de mettre en lumière deux autres romans, elle a choisie :
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