À propos

Isabelle Morot-Sir

J’écris, portée par mes émotions, par une curiosité avide de mots et d’histoires. J’écris depuis bien longtemps, depuis que je sais tenir un stylo sans doute, emmenée au gré d’une inspiration sans frontières ni limites. Passant de la fantasy à la romance, de la dystopie à la poésie sans briser le fil conducteur de ma plume, qui est fait de positivité, d’évasion, d’aventures et d’amour aussi…

Après avoir bourlinguée par le monde, d’Abidjan à Bucarest, de Ljubljana à Prague, amoureuse inconditionnelle d’horizons neufs, je viens de poser mon sac en Bretagne, endroit incongru pour une fille du sud, il est vrai ! La vie et ses surprises m’ont rattrapée, me ramenant à mon marin tel le ressac dépose sur la grève des cadeaux venus du bout du monde…
Auteure indépendante, je le suis par choix et le revendique haut et clair : vive la liberté !
Vive l’art sans barrière, vive la culture diversifiée et la création non marketée !

Portrait d'isabelle Morot-Sir auteur auto-édité

Autoportrait

Isabelle Morot-Sir lors d'un salon du livre

Écrire, écrire, écrire, écrire…. Galoper, galoper, galoper…
Galoper dans les marais violets de saladelles, galoper dans les bois craquants de givre bleu, galoper dans des palmeraies éblouies de soleil blanc…

Écrire, écrire, écrire… Écrire sous une lampe tempête… Écrire… Écrire sous le soleil tropical sur une plage de Grand Bassam…Écrire… Écrire sous la clim’ trop fraîche des salles du lycée français… Écrire… Écrire sur une table en bois, dans un train pour Paris, sur une serviette sur le sable, dans un lit croulant de peluches, sur un bureau couvert de graffitis, dans une cuisine sentant la cannelle, dans un avion loin au dessus des nuages… Écrire…

 

Galoper, galoper, galoper… Les sabots effleurent des carrières de sable clair, l’obstacle aux barres bigarrées est là, les sabots s’arrachent du sol dans une envolée de poussière blanche, les cœurs s’accélèrent, les soufflent se retiennent…Galoper… Sentir ses muscles sous ma main, sa transpiration qui ruisselle sur son encolure grise… Galoper…

Écrire, écrire, écrire… Dans l’odeur de foin frais, dans celui du fumier qui attend dans la cour… Écrire, dans le bruit craquant de la paille de blé, avec deux naseaux curieux qui hument mes cheveux… Écrire… Sur des cahiers bien sages, sur des feuilles qui se perdent et s’oublient, sur des bouts de rien, sur un ordinateur stylé et bien pensant… Écrire…

Poser mes doigts sur une croupe grise ou rouannée, alezane ou dorée… Sa robe est lisse, son poil luit comme un velours d’orient, comme un métal rare, comme un souvenir tendre…

Isabelle Morot-Sir et sa famille lors de leurs randonnées à cheval.
Isabelle Morot-Sir et son cheval

Galoper… Galoper sous une pluie tropicale chaude et tiède, galoper sous un orage violent d’éclairs rageurs, galoper sous une bruine morne et froide qui coule dans mon cou et dégoutte le long de ta crinière sombre…

Écrire, écrire avec un vieux crayon en bois mâchouillé… Écrire en s’appliquant à former des lettres enfantines… Écrire avec un feutre rose qui fait des cœurs au lieu de phrases… Écrire avec un traitement de texte qui sans âme efface mes mots… Écrire… Écrire en Afrique, à Arles, en Lorraine, en Auvergne, à Paris où à Lille… Mais écrire…

Ecrire… Ecrire en martelant Renaud, en hurlant avec Queens… Ecrire avec la musique à fond qui fait trembler les murs et soupirer les chats… Ecrire… Ecrire dans les rires de mes enfants, dans leurs hurlements, dans leurs disputes… Ecrire… En tournant un gâteau, en épluchant une pomme, en consolant d’un gros chagrin, en écoutant une récitation, en faisant brûler le clafoutis, en ratant le rôti, tant pis !… Avec tes mains sur mes épaules, avec leurs petits bras autour de mon cou… Ecrire…

Ta robe est blanche à présent, nous avons parcouru tant d’années ensemble… Je te regarde galoper librement avec tes compagnons, dans des prairies jaunes de pissenlits, aux flancs de Puy parsemés d’acacias et de noyers, sous un rideau de flocons froids, dans une neige légère qui poudre vos oreilles… Et j’écris… Assise sur un ballot de paille qui pique un peu les fesses, dans une herbe folle qui vrombit de papillons, sur une souche, contre un olivier qui frémit de cigales volubiles, dans l’odeur entêtante des lavandes et des pins, dans celle des bougainvilliers ou des cerisiers en fleurs…

Bientôt nous partirons, mais nous galoperons encore le long de chemins creux bordés de lilas blanc… Mes mots claqueront encore sur l’écran froid et lisse de mon P.C… Demain est un ailleurs lointain, probable où nous galoperons encore ensemble, cœur et souffle réunis… Demain je serais encore là pour écrire, écrire, écrire… Galoper, galoper, galoper…

à propos isabelle Morot-Sir auteur

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